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Bénin : la CRIET juge un Ivoirien qui donnait de fausses alertes d’attentats terroristes

Ozias Hounguè
publié le Jul 10, 2020

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a renvoyé vendredi 3 juillet 2020, le procès d’un Ivoirien et d’un Béninois poursuivis pour des « faits de complicité de faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie et complicité d’escroquerie »

gilbert-togbonon-criet Gilbert Togbonon, procureur spécial de la CRIET

Encore quelques jours pour connaitre le verdict du procès de l’Ivoirien Kalifala Touré alias David et du Béninois Razacki Liadi Lawani. Selon des informations rapportées par le journal La Nation, l’affaire a été renvoyée à une session ultérieure après un premier renvoi le 18 juin 2020. Le motif ? L’Ivoirien accusé dans le cadre du dossier était seul à la barre. Il n’avait pas d’avocat pour assurer sa défense. Les juges ont alors décidé de renvoyer le dossier le temps de lui permettre de trouver un avocat.

Dans ce dossier l’Ivoirien n’est pas la seule personne poursuivie, il y a également un Béninois du nom de Razacki Liadi Lawani, un gérant d’hôtel à Parakou.  Mais le Béninois n’était pas présent dans le box des accusés à l’audience du vendredi 03 juillet 2020 ».

Les faits reprochés aux deux accusés remontent à l’année 2016. L’Ivoirien qui se dit ancien militaire ivoirien prétend avoir fui son pays d’origine avec sa compagne de nationalité guinéenne sans prendre sur lui ses effets personnels et ses actes d’état civil pour une histoire de mésentente avec les actuelles autorités ivoiriennes. Il s’est alors installé au Bénin courant 2016.

Lors de son séjour dans un hôtel à Parakou, précise le même média, il a fait la connaissance de Razacki Liadi Lawani, un gérant de l’hôtel qui l’a aidé à se faire établir une carte nationale d’identité béninoise à Parakou puis un certificat de nationalité.

« Depuis lors, Kalifala Touré David, sous le nouveau nom béninois, s’est donné comme activité d’annoncer via Internet de fausses alertes d’attentats terroristes aux autorités des pays de la sous-région. Il se fait transférer par ce moyen de l’argent par les autorités en charge de la sécurité de ces Etats. Il tentait à nouveau d’extorquer les fonds aux autorités nigérianes quand il a été appréhendé au niveau de la frontière de Sèmè-Kraké dans la commune de Sèmè-Podji. Il sera arrêté avec son acolyte Razacki Liadi Lawani puis placé sous mandat de dépôt le 15 juin 2016 » précise l’arrêt de renvoi du dossier selon La Nation.