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Licenciement à la SONACOP : les travailleurs parlent aux cœurs de Wadagni et Talon

Donald Kévin Gayet (Stag.)
publié le Jul 9, 2020

La secrétaire générale du syndicat des travailleurs de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Syntra-SONACOP), Mireille Hounségbé invite le ministre Romuald Wadagni et le président Talon à un traitement plus humain dans le dossier du licenciement collectif.

sonacop Le siège de la SONACOP à Cotonou

SOS des travailleurs au ministre Romuald Wadagni et au président Patrice Talon suite au licenciement collectif du personnel de la SONACOP. La secrétaire générale de Syntra-SONACOP, Mireille Hounségbé lors d'un point de presse mardi 07 juillet 2020 demande l’implication du gouvernement pour le respect et l'application des conclusions retenues dans le procès-verbal des négociations.

La situation, dit-elle, mérite que le chef l'Etat et "Père de la Nation" intervienne. "Excellence Monsieur le président de la République, père de la Nation Béninoise, c'est encore un cri de cœur devant vous. Au nom du personnel licencié et en mon nom propre, je fléchis les genoux de mon cœur", a prié Mireille Hounségbé.

La secrétaire générale du Syntra-SONACOP n'a pas manqué également de solliciter la clairvoyance et le bon sens du ministre des Finances, Romuald Wadagni. « Monsieur le ministre des Finances, faites fléchir votre cœur, le personnel de la SONACOP a besoin que vous le traitez humainement comme les agents des autres structures dont les agents ont été licenciés », demande-t-elle à l'argentier national. « S'il vous plaît, libérez nos droits selon notre convention », a-t-elle demandé.

Mireille Hounségbé a indiqué que le personnel de la SONACOP n'a jamais rejeté les réformes du gouvernement. Mais, il tient à ce que le licenciement collectif respecte la convention collective de l'entreprise afin de leur reconnaître plusieurs années de sacrifices de travail.  Les travailleurs demandent en effet,  une application des clauses convenues dans leur convention collective et la prise en compte de l’article 50 du code de travail.

"Donnez-nous ce qui est digne et juste car licencier un personnel, c'est le crucifier, le tuer progressivement. Perdre son emploi c'est perdre sa dignité", a réclamé la syndicaliste.  Si l’entreprise d’Etat dans la situation d’endettement dont on parle, selon Mireille Hounségbé, ce n’est pas du fait des employés, mais des dirigeants successifs. "la SONACOP est un joyau de l'Etat, une société stratégique qui n'a été victime que de la mauvaise gestion, de la mauvaise gouvernance des dirigeants que vous avez envoyés".