SECURITE HUMAINE 1 Commentaire

Licenciement à la SONACOP : les travailleurs dénoncent une « trahison »

Ozias Hounguè
publié le Jul 5, 2020

La décision de licenciement collectif annoncée à la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP) est une trahison selon les travailleurs.

sonacop-mireille-hounsegbe Mireille Hounségbé, représentante des travailleurs

Un licenciement collectif que ne digèrent par les travailleurs de la SONACOP. Contactée vendredi 3 juillet 2020 par Banouto, la Secrétaire générale du syndicat des travailleurs de la SONACOP, Mireille Elvire Hounségbé a affirmé que la décision de licenciement collectif du personnel « tombe comme une trahison ». Il n’était pas question, dit-elle, d’une telle option lorsque le gouvernement béninois a décidé de nommer un administrateur provisoire à la tête de la SONACOP.  

Selon la syndicaliste, avec la nomination d’un administrateur provisoire, les travailleurs espéraient une restructuration de la SONACOP. « On nous a dit que c’est le conseil des ministres qui va se prononcer d’abord sur la vision et la nature de la structure. La vision que la nouvelle société va prendre avant qu’on ne parle même de licenciement.», fait savoir Mireille Hounségbé.

A l’annonce de la nomination d’un administrateur provisoire, le syndicat avait salué une « décision salutaire » dans l’espoir qu’il viendrait aider au redressement de la société qui selon le gouvernement a enregistré des pertes « dangereuses pour son avenir ».

Pas d’accord avec les droits à payer

Dans ce dossier de licenciement collectif les travailleurs dénoncent un bradage de leurs droits.  Ils s’opposent  à ce que l’administrateur provisoire a décidé de leur reverser comme droits. « Les travailleurs ne sont pas d’accord avec le licenciement collectif. Ils ne sont surtout pas d’accord pour les droits à payer. Ils veulent appliquer le droit du Code de travail ».

Mireille Hounségbé apprend que toutes conclusions retenues lors des négociations à l’amiable avec l’administrateur provisoire ont été mises de côté dans le cadre des droits à payer. « C’est ce qui fait mal au personnel. On espère aussi être traité comme ceux qui ont été licenciés dans les autres structures. »

Même s’ils résoudraient à quitter la SONACOP avec un pincement au cœur, les travailleurs souhaite un licenciement qui tienne compte des droits légaux contenus dans leur convention collective. « Nous avons demandé les droits acquis plus un an de mesures d’accompagnement. C’est tout ce que nous avons demandé », a fait savoir la représente des travailleurs qui promet qu’une déclaration de presse se fera dans les jours à venir pour mieux éclairer l’opinion publique.