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Covid-19 et sécurité alimentaire: 4 mesures pour améliorer la résilience des petits agriculteurs

Jérôme Agongnon (CiAAF)
publié le Jun 26, 2020

L’année 2020, début d’une nouvelle décennie, aura bousculé l’humanité tout entière tant dans son mode de vie normal, dans ses activités plurielles que dans les aspects liés à sa santé et à son devenir. La crise sanitaire actuelle générée par l’envolée de la pandémie de la Covid-19 défie les certitudes scientifiques, technologiques et médicales établies jusque-là, et remet en cause l’assurance d’un lendemain meilleur qui interroge et continue d’agiter à la fois plus d’un.

Des propositions pour renforcer la résilience des petits agriculteurs face à la crise de Covid-19

En dépit des gestes barrières édictés par l’OMS qui renvoient à l’hygiène des mains, à la distanciation sociale d’un mètre, à l’évitement de toucher les yeux, le nez et la bouche, à la pratique de l’hygiène respiratoire, et au recours au plus tôt à l’assistance médicale en cas de fièvre, de toux sèche et de difficultés respiratoires, le virus continue sa propagation dans tous les coins du monde. Le nouveau coronavirus demeure un agent pathogène qui menace et perturbe l’humanité.

Outre ces gestes barrières, l’identification rapide et l’isolement des patients suspects, associée à l’usage approprié de l’équipement personnel de protection, constituent les méthodes les plus fiables adoptées çà et là par les Etats pour riposter contre l’ennemi invisible qu’est le coronavirus. Lesdites mesures réduisent la mobilité humaine, de sorte que les secteurs vitaux de l’économie s’en trouvent durement frappés.

A l’instar du système sanitaire, des transports terrestre et aérien, en passant par le commerce, le tourisme, la restauration et l’industrie hôtelière, la sécurité alimentaire est compromise par la Covid-19.

A supposer que la production primaire des denrées alimentaires ne puisse pas être sévèrement touchée en raison de ce que les exploitations agricoles sont souvent géographiquement distantes des milieux urbains à forte densité de population, il est envisageable que la pandémie affecte les opérations de récolte, de transport et de distribution des vivres.

Or, la campagne agricole commence à peine avec l’installation des premières pluies dans les pays tropicaux où l’agriculture est essentiellement pluviale.

En Afrique de l’Ouest particulièrement où l’on enregistre une prépondérance des petites exploitations agricoles familiales et où la faim et la malnutrition demeurent principalement des phénomènes ruraux, la question de la résilience des petits producteurs dans ce contexte de choc est centrale.

Partant de ces caractéristiques de petites surfaces, d’un outillage peu mécanisé, de la prédominance de la main-d’œuvre familiale et de l’affectation d’une bonne partie de la production à l’autoconsommation, l’exploitation agricole familiale subit déjà et peut-être encore de plein fouets les effets de la crise sanitaire.

La situation est d’autant plus préoccupante que ce sont les petits agriculteurs mieux que ceux exerçant l’agriculture intensive, qui représentent l’épine dorsale de la sécurité alimentaire du monde.

On se demande ce qui adviendra de cette proportion non négligeable d’agriculteurs à faible revenu si la période de crise s’étalait à l’infini avec l’accès aux facteurs de production limité. Comment améliorer la résilience de ces petits agriculteurs en proie à l’insécurité alimentaire face au choc de la Covid-19 ? Le présent article tente de répondre à...Cliquez ici pour lire la suite.