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France: des policiers manifestent contre la «haine anti-flics»

Judicaël Kpehoun (Stag)
publié le Jun 12, 2020

A Paris, des policiers ont battu le pavé dans la matinée de ce vendredi 12 juin 2020. Ils protestent contre l'attitude du gouvernement à leur égard et le climat ambiant qu'ils qualifient de «haine anti-flics ».

Marche de protestation des policiers en France. Ph: actu.fr

Matinée de revendication ce vendredi 12 juin 2020 à Paris. Selon les informations de France 24, des syndicats de police se sont retrouvés dans la rue pour manifester contre l’attitude du gouvernement à leur égard de même que le climat ambiant qu'ils qualifient de « haine anti-flics ».

La manifestation initiée par des syndicats Alliance, Synergie, SICP et UNSA est partie de l'avenue des Champs-Élysées pour échouer au ministère de l'Intérieur.

« Une vingtaine de voitures ont descendu les Champs-Élysées en direction de la place Beauvau, où se trouve le ministère de l’Intérieur, derrière une banderole affichant "pas de police, pas de paix" », rapporte France 24.

Pour Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, le président  Emmanuel Macron  doit respect et soutien à la police.

« Il n'y a pas que le ministre de l'Intérieur (…). On est venu dire au président Macron qu'il doit soutenir, respecté, considérer sa police (…). La police n'est pas raciste, la police est républicaine (…), elle ne choisit pas sa délinquance, elle ne choisit pas la couleur de la délinquance (…) et elle sauve des vies, quelle que soit la couleur de la peau de l'individu" », a lancé Fabien Vanhemelryck à la presse.

Cette protestation fait suite à la déclaration du ministre de l’intérieur Christophe Castaner le lundi 8 juin 2020. Le ministre avait annoncé qu’il ne tolérerait pas de violences ni de racisme dans le rang de la police française.

« Il a également annoncé l'abandon de la technique controversée d'interpellation "par étranglement" et évoqué une suspension systématique des fonctionnaires de police en cas de "soupçons avérés" d'actes ou de propos racistes », apprend le média français.

Ces décisions ont été prises après la mort de George Floyd, l’Afro-américain tué le 25 mai aux Etats-Unis lors de son  interpellation par l’agent de police Derek Chauvin aux États-Unis.