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Félicien Kabuga: le présumé «financier du génocide » rwandais devant la justice en France

Donald Kévin Gayet (Stag)
publié le May 20, 2020

L’homme d’affaires rwandais, Félicien Kabuga a été présenté mardi 19 mai 2020 au parquet général de Paris. Il est suspecté d’avoir financé des Tutsi lors du génocide au Rwanda en 1994.

Félicien Kabuga

Rebondissement dans l’affaire du génocide rwandais en France. L’homme d’affaire rwandais, Félicien Kabuga a été présenté au procureur général du parquet de Paris. Selon RFI, il est suspecté d’avoir financé les Tutsi pour le génocide de 1994 au Rwanda. Ce génocide a été déclenché par l’assassinat du président de la République d’alors Juvénal Habyarimana, a  fait des centaines de milliers de morts dans des affrontements entre Hutu et Tutsi. 

Depuis lors plusieurs personnes ont été suspectées d’avoir soutenu cette guerre civile au Rwanda. L’homme d’affaire, Félicien Kabuga serait l’une d’elles. Poursuivi par un mandat d’arrêt, il a été arrêté samedi 16 mai 2020 à Asnières-sur-Seine en banlieue parisienne. Âgé de 84 ans, Félicien Kabuga vivait dans la plus grande discrétion.

Kabuga s’oppose à son transfert à Arusha 

Il devra comparaître ce mercredi 20 mai 2020 devant la Chambre d’instruction après que la cour d’appel lui a annoncé le mandat d’arrêt émis à son encontre par le Mécanisme. Le financier présumé du génocide s’oppose à son transfert à Arusha. Selon RFI, son avocat Me Emmanuel Altit a demandé un report d’une semaine de l’audience. 

La Chambre aura alors 15 jours pour se prononcer sur la validité du mandat d’arrêt émis par le Mécanisme, la structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda.

 

Selon les informations rapportées par Le Monde, Félicien Kabuga est mis en accusation par le MTPI pour notamment « génocide », « incitation directe et publique à commettre le génocide » et « crimes contre l’humanité ».

Le financier présumé du génocide va saisir la cour de cassation, si la chambre de d’instruction donne un avis favorable au mandat d’arrêt. Mais pour l’heure, l’homme d’affaire séjourne à la prison de la santé en France.