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Assassinat du colonel Bitala Madjoulba au Togo : des voix s’élèvent dans la classe politique

Olivier Ribouis
publié le May 13, 2020

Dans la foulée des manifestations populaires dans la région natale du colonel Bitala Madjoulba assassiné dans son bureau dans la nuit du 3 au 4 mai à Lomé, des responsables politiques togolais donnent de la voix.

bitala-madjoulba-assassinat-togo Le colonel Bitala Madjoulba

L’affaire cristallise l’opinion au Togo et au-delà. L’étrange mort du chef du 1er bataillon d’intervention rapide de l’armée togolaise suscite la colère hors des casernes. Les partis politiques de l’opposition se saisissent de l’affaire et parlent d’une même voix que les populations de la région natale du colonel Bitala Madjoulba.

A travers communiqués, déclarations de presse et publication sur les réseaux sociaux les opposants à Faure Gnassingbé disent leur indignation à ce crime orchestré à l’intérieur d’un camp militaire de Lomé. La Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) parle « acte odieux » qu’elle « condamne vigoureusement » et « demande que toute la lumière soit faite sur cette tragédie qui vient endeuiller principalement les Forces Armées Togolaises, mais aussi la nation togolaise ».

Sur un ton grave et virulent, le RNDP, un autre parti d’opposition, « considère que ce crime barbare, crapuleux, est un avertissement "sanglant" adressé à tous les corps habillés qui servent la dictature désirant se perpétuer par tous les moyens y compris la destruction de ses propres serviteurs à la moindre erreur car c’est elle qui détient le droit de vie et de mort dans le pays ! ». Le mouvement politique qui se demande « à qui le tour ? » n’est pas d’accord avec les arrestations de militaires après le meurtre du haut gradé à qui la vie a été arrachée dans son bureau.

Comme les deux autres formations d’opposition, Les Démocrates, le parti de l’opposant Nicodème Ayao Habia estime que ce crime doit déboucher sur la fin d’un système au Togo.