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Assassinat du colonel Bitala Madjoulba au Togo : violente manifestation des populations

Olivier Ribouis
publié le May 12, 2020

La mort du colonel Bitala Madjoulba assassiné dans son bureau dans la nuit du 3 au 4 mai continue de susciter la colère des populations au Togo où une violente manifestation a été réprimée par les forces de l’ordre.

 

bitala-madjoulba Bitala Madjoulba, le colonel assassiné au Togo

Une journée du lundi violente dans les localités de Siou, Koka, Tenega, Niamtougou et de Baga. En colère depuis la nouvelle de l’assassinat du colonel Bitala Madjoulba, les habitants d’une partie du Togo ne décolèrent pas après le régime de Faure Gnassingbé. Le désormais ancien chef du premier bataillon d’intervention rapide de l’armée togolaise a été assassiné dans son bureau dans un camp militaire dans la nuit du 3 au 4 mai.

Lundi 11 mai, rapporte le site Togo Breaking News, les populations de la région natale du haut-gradé tué ont manifesté pour réclamer le corps de leur fils afin de l’enterrer selon les rites et traditions appropriées en cette circonstance. Selon les explications d’un député natif de la localité du colonel assassiné, il y a des rituels particuliers à faire avant d’enterrer immédiatement le corps puisqu’il n’est de bonne convenance coutumière de conserver la dépouille d’un homme décédé dans cette condition. « En tant que fils de Siou, je soutiens leur démarche. Dans notre tradition, quand une personne meurt assassinée, on ne laisse pas le corps à la morgue. Il y'a des rites spéciaux à faire, et on l'enterre immédiatement », a expliqué le député Gerry Taama, député selon le site togolais.

Ça vire à la violence

La manifestation de revendication du corps a dégénéré. Une foule de manifestants arrivée à la préfecture de Doulfegou a été réprimée par les forces de l’ordre après des actes de vandalisme. Les manifestants apprend-on, ont mis à sac les locaux de la préfecture. Les éléments des forces de l’ordre et de sécurité déployés sur les lieux ont dû faire recours au gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants en colère. On dénombre plusieurs blessés parmi lesquels figureraient des autorités préfectorales.