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Harcèlement sexuel dans les médias : l’UMPB condamne et annonce une mesure forte

Ozias Hounguè
publié le Sep 27, 2020

L’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) a réagi le mardi 5 mai 2020 aux faits de harcèlements sexuels dénoncés sur les réseaux sociaux par des femmes journalistes. Elle a annoncé la création d’une cellule « d’assistance juridique aux victimes ».

zakiath-latoudji Zakiath Latoundji, présidente de l'UPMB

L’UMPB condamne et annonce des actions fortes après les révélations des actes de harcèlements sexuels dans les médias. Dans un communiqué rendu public, l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) a condamné fermement les faits de harcèlements dénoncés dans les entreprises de presse au par des femmes journalistes.

« L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (…) exprime sa compassion et sa solidarité à tous les acteurs des médias victimes de ces actes ignobles et indignes de la profession de journaliste au Bénin », lit-on dans le communiqué rendu public par l’UPMB.

Depuis vendredi 1er mai 2020, les réseaux sociaux sont en ébullition après la révélation de Angela Kpeidja, journaliste à l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB) d’actes de harcèlement sexuels sur son lieu de travail. Une seconde journaliste, Pricile Kpogbeme a dénoncé aussi des actes de harcèlement dont elle avait été victime dans des médias béninois.

« Scandalisée par ces révélations fracassantes », l’UPMB a invité la justice béninoise à mener « les investigations idoines aux fins de sanctions appropriées ». « Ces faits, d’une extrême gravité pour l’expression du potentiel des femmes des médias et pour leur plein épanouissement dans la corporation, ne saurait laisser l’UPMB indifférente », signale le communiqué.

L'organisation syndicale des hommes et femmes femmes des médias a également informé l’opinion publique de la création d’une « Cellule d'aide et d’assistance juridique aux professionnels des médias victimes de tout type d’abus (sexuel) ou attrait devant la justice dans l’exercice de leur profession ».

Quant aux responsables des entreprises de presse indexées par les dénonciations, l’UPMB les invite à faire appliquer « des sanctions exemplaires aux auteurs des actes de harcèlement et autres sévices sexuels perpétrés mais aussi de mettre en place des mécanismes de prévention de telles déviances dans le milieu des médias au Bénin ».