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Violences meurtrières au Bénin: l’armée déployée à Woroko (Kétou)

Ozias Hounguè
publié le May 5, 2020

A Woroko, village situé dans la commune de Kétou, un détachement de l’armée béninoise a été déployé après des violences meurtrières la semaine dernière entre des villageois et des peulhs transhumants.

Un détachement de l'armé béninoise

L’armée appelée à la rescousse des populations du village de Woroko à Kétou. Dans la nuit du Jeudi 30 avril au vendredi 1er mai 2020, une attaque contre des populations attribuée à des transhumants peulhs a fait six victimes dans ce village de la commune de Kétou. Des sources policières citées par l’ABP avaient fait état de blessés graves dont un agent de la police républicaine qui montait la garde dans le village de Woroko.

Selon des informations rapportées par Frissons radio ce mardi 5 mai 2020, des démarches ont été entreprises par les autorités locales auprès des différents protagonistes pour un retour définitif à la paix. L’armée béninoise, apprend le même média, a été déployée sur place pour une durée de sécurisation d’un mois. 

« Les hommes viennent dans le village, mais à la tombée de la nuit vident le village. La nuit, le village est fantôme. Aucun des peulhs sur place ne reconnaît les trois personnes qui ont trouvé la mort au cours des attaques. Je crois qu’ils sont venus en expédition », a confié Théophile Dèssa, le maire de la commune de Kétou. 

Aux dernières nouvelles, la police républicaine a procédé à l’arrestation de deux personnes qui seraient impliquées dans les violences meurtrières. « Il y a eu des arrestations. L’enquête va prouver s’ils sont innocents ou complices », a ajouté le maire. 

Lundi 04 mai 2020, le préfet du Plateau, Daniel Valère Sètonnougbo est descendu dans le village de Woroko pour constater les dégâts issus des actes de violences selon l’Agence Bénin Presse.

« Nous avons appris que les populations de cette localité de l’arrondissement de Kpankou s’organisent pour aller s’attaquer aux peulhs sédentaires qui sont dans la zone. C’est pour ça nous nous sommes déplacés pour les sensibiliser. Les peuhls ne sont pas arrivés de leur gré. C’est sûr qu’il y a eu une situation dans la zone par le passé », a-t-il affirmé. Il a par la même occasion invité les habitants de Woroko à œuvrer pour la paix.