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Vente de parcelle à Cotonou : le maire Gnonlonfoun clarifie, 160 millions au trésor

Ozias Hounguè
publié le Mar 4, 2020

Le maire intérimaire de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun a donné de la voix à la suite du recours en inconstitutionnalité déposé par Isaac Ahivodji, troisième adjoint au maire de la ville pour vente illégale de domaine public.

toboula-et-gnonlonfoun Isidore Gnonlonfoun, maire de Cotonou par intérim (D) et Modete Toboula, ex-préfet du Littoral

Isidore Gnonlonfoun s’interroge sur la coïncidence du recours constitutionnel sur la vente illégale d’un domaine public à quelques jours des élections communales. Accusé devant la Cour constitutionnelle par le troisième adjoint au maire de Cotonou de brader un domaine de l’Etat, Isidore Gnonlonfoun a réagi ce mercredi 4 mars 2020 sur Frissons radio.

« L’affaire vient sortir à un moment où vous savez il y a les enjeux pour les élections communales. Je n’ai empoché aucun franc. C’est une opération qui a été faite selon les règles et qui a débouché sur le versement dans les caisses de l’Etat d’une importante somme d’argent. », a expliqué la première autorité de la capitale économique.

Selon Isidore Gnonlonfoun, il s’agit d’un domaine de l’Etat qui a été vendu dans la Haie vive à un certain Accrombessi Messan sous l’autorisation de l’Agence nationale du domaine et du foncier (ANDF).

Il précise que le domaine a été vendu selon « les prix référentiels indiqués par la loi des finances de l’année 2017-2018, nous avons fait le calcul et les fonds qui sont issus de cette vente ont été reversés intégralement. Près de 160 millions dans les caisses du trésor. »

Le maire intérimaire a ajouté que par la suite les recherches ont révélé que le domaine avait un titre foncier qui appartient à une dame nommée Tchanou Wabi. Mais que sur insistance, le domaine a été à nouveau racheté auprès de madame Tchanou par le sieur Accrombessi.

« C’est un dossier pour lequel la brigade criminelle, nous avait interpellé et nous avons donné tous les renseignements. Les plaintes déposées ont été jugées sans objet », a précisé Isidore Gnonlonfoun.

Saisie d’un recours en inconstitutionnalité, la Cour constitutionnelle du Bénin va se prononcer jeudi 05 mars 2020 sur ce dossier. Le recours N°2804/473/REC-18 déposé par le troisième adjoint au maire de Cotonou, Issac Ahivodji porte sur la vente illégale de parcelle appartenant à l’Etat par l'ex-préfet Modeste Toboula et le maire intérimaire Isidore Gnonlonfoun.