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Côte d’Ivoire : le retour de Soro ne dépend plus de la justice selon le procureur

Judicaël Kpehoun (Stag)
publié le Jan 21, 2020

Lors d’une conférence de presse, Adou Richard, procureur de le République d’Abidjan a fait savoir lundi 20 janvier 2020, que l’extradition de Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale dépend des autorités de son pays de résidence. Le magistrat a donné également des détails sur les procédures judiciaires qui visent le candidat à la présidentielle de 2020.

« L’exécution du mandat d’arrêt contre Guillaume Soro ne peut pas dépendre de moi, Procureur de la république d’Abidjan ». C’est une précision apportée par le magistrat Adou Richard lundi 20 janvier 2020. Le procureur de la République, dans une déclaration rapportée par le site d’information Yeclo, a apporté des clarifications sur la procédure d’exécution du mandat d’arrêt international délivré contre l’ancien président de l’Assemblée nationale et candidat annoncé à la présidentielle de 2020.

Dans son explication, le procureur a fait savoir qu’une fois le mandat délivré et adressé aux autorités du pays de résidence ou des pays où la personne recherchée est susceptible de se trouver, son exécution ne dépend plus de la justice du pays qui l’a délivré.

« Le mandat d’arrêt international est en cours et nous attendons donc sa bonne exécution. Nous avons contacté des structures pour l’exécuter et je crois que les discussions sont en bonne voie à cette fin », a rassuré Adou Richard.

Des détails sur la procédure spéciale qui vise Soro

Au cours de la conférence de presse lundi, le procureur de la République a également expliqué qu’il s’agit d’une procédure spéciale qui a été ouverte contre Guillaume Soro. Ladite procédure « a donné lieu à l’ouverture de trois dossiers ». La première, souligne-t-il, concerne « des faits d’atteinte à la sûreté de l’État ».

La deuxième est relative aux « faits de détournements de deniers publics, recels de détournements de deniers publics et de blanchiment de capitaux ». Quant à la troisième procédure,  elle est ouverte « contre monsieur Alain Lobognon et autres pour les faits de troubles à l’ordre public, atteintes à la sûreté de l’État, atteintes et complot à la sûreté de l’État et diffusion de fausses informations».

« Toutes les autres procédures, je vous ai parlées de trois procédures, sont entrées en vigueur et le juge d’instruction continue ses investigations », a précisé le procureur de la République, rapporté par RFI