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Bénin : les photojournalistes préoccupés par la survie de leur métier à l’ère du numérique

Ozias Hounguè
publié le Jul 25, 2019

A travers l’Association nationale des reportes d’images (ANARIB) et l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), les photojournalistes du Bénin ont réfléchi lundi 22 juillet 2019 à l’avenir de leur métier face aux développements du numérique.

photo-de-famille-journee-des-participants-a-la-journee-de-reflexion-sur-le-photojournalisme Photo de famille des participants à la journée de réflexion sur le photojournalisme 

Les photojournalistes sont en danger à l’heure de l’évolution du numérique. C’est ce qu’il convient de retenir de la journée de réflexion initiée par l’ANARIB et l’UPMB. Les acteurs du monde du photojournalisme au Bénin sont revenus sur l’ensemble des difficultés qu’ils rencontrent. Pour ces derniers, l’exercice de leur profession tend vers la disparition avec l’avènement du numérique. Dans leur ligne de mire, ils soulignent tous un point : l’avènement des réseaux sociaux, qui ne favoriserait plus la survie des photojournalistes.

« Le constat aujourd’hui est que les journalistes rédacteurs usurpent les attributions des photojournalistes. Cet état de chose porte sérieusement atteinte à leur survie. Alors que faire ? De quoi vont-ils vivre ? » s’est interrogé Gontran Hounsounou, président de l’Association nationale des reporters d’images du Bénin (ANARIB). Il avoue également avoir de l’amertume dans « l’âme » sur « les photos » qui accompagnent les articles dans les journaux et autres publications. « L’appareil photo est devenu aujourd’hui un jouet et quiconque peut l’acquérir peu importe la qualité et l’on se targue du titre de photojournaliste parce que sachant appuyer sur le déclencheur », a-t-il dénoncé.

Représentante de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), Zakiath Latoundji, a expliqué que l’objectif principal de cette journée de réflexion est de faire ressortir et d’analyser les facteurs favorisant le dysfonctionnement entre « photojournalistes » et « organes de presse écrite » d’une part et « la survie » du métier d’autre part. « A la fin de ces différents travaux et des échanges, nous devrions pouvoir proposer des pistes de solutions pouvant conduire à la survie des professionnels photojournalistes », a-t-elle souligné.

 Consultant média, François Awoudo, s’est entretenu avec les acteurs sur « L’impact du numérique sur la survie des photojournalistes dans la presse écrite ». « Signer sa photo, coder ses œuvres et éviter de publier ses œuvres majeures sur les réseaux sociaux ». Telles ont été les pistes de solution proposées par le consultant dans sa communication.