SECURITE HUMAINE 1 Commentaire

Bénin/Etat civil : PRAN, une opportunité de rétablissement de souches perdues

Falilatou Titi
publié le Jul 1, 2019

Les Béninois qui n’ont pas de souche sont invités à se rendre dans les arrondissements de leurs localités de résidence pour s’en faire établir une nouvelle. C’est dans le cadre du Projet de reconstruction des actes de naissance sans souche (PRAN) dont l’opération se tient du 2 au 17 juillet 2019 sur toute l’étendue du territoire béninois.

cyril-gougbedji-jean-aholou Annonce de l'opération de rétablissement de souches perdues aux Béninois

Souche perdue, disparue, altérée ou détruite, vous n’avez plus de souci à vous faire ! Grâce au Projet de reconstruction des actes de naissance sans souche (PRAN), tous les Béninois qui ne savent plus où se trouvent leurs souches peuvent se frotter les mains. L’opération, fait savoir Jean Aholou, président du comité technique de pilotage du PRAN, démarre le 2 juillet dans tous les arrondissements du Bénin et prend fin le 17 juillet 2019.

« Le gouvernement du Bénin dans sa dynamique de doter notre pays d’un état civil fiable, sécurisé et moderne, a entamé une réforme à travers la loi n° 2018-26 du 3 août 2018 portant autorisation d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil en République du Bénin et son décret d’application », a expliqué Cyrille Gougbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement.

Pour être pris en charge par l’opération, indique Jean Aholou, il faut disposer au moins d’une copie de son acte de naissance dont la souche a disparue et est introuvable. Il faut également avoir, poursuit-il, le récépissé d’enrôlement au Recensement administratif à vocation d’identification de la population (RAVIP).

Avec le PRAN, soutient Cyrille Gougbédji, le Bénin réalise « une grande avancée » dans la modernisation de son état civil. « Il s’agit d’une procédure dérogatoire, gratuite qui ne va pas durer », a-t-il averti. « S’il y a des gens qui sont concernés par la question et ne sortent pas se faire enregistrer, ils seront plus tard obligés de suivre la procédure judiciaire de droit comment », a renchérit Jean Aholou président de l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP). Une procédure, rappelle le secrétaire général adjoint du gouvernement, qui induit des dépenses pour les demandeurs.

Au niveau des arrondissements, rassure Abdon Mipkon’ai, Directeur général de l’Eta civil, les responsables des services d’Etat civil se sont engagés à accompagner la réussite de ce projet. Les populations, poursuit-il, peuvent compter sur leur étroite collaboration sur le terrain. Il a par ailleurs lancé un appel particulier à l’endroit des Béninois de la diaspora qui sont sur le territoire actuellement pour qu’ils sortent massivement se faire reconstituer leurs souches.