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Situation sociale : la CSA-Bénin tire les leçons à son 38ème conseil

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Dec 15, 2018

La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) a tenu vendredi 14 décembre 2018 son 38ème conseil confédéral. A l’occasion, le Secrétaire général Anselme Amoussou a jeté les récents événements sociaux et a tiré les leçons.

anselme-amoussou Anselme Amoussou, Secrétaire général de la CSA-Bénin

Les conseillers de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin se sont retrouvés vendredi 14 décembre 2018 à Cotonou pour leur 38ème conseil confédéral. Ce conseil est l’occasion pour les conseillers d’apprécier le bilan d’activités, d’examiner le bilan financier et de voter le budget 2019.  

Au cours de l’année qui s’achève, de nombreuses actions ont été menées par la Confédération. Séminaires et formations au profit des responsables et militants, tournée d’échange dans les départements avec les unions départementales, mise en service de l’institut de recherche, renforcement du dispositif de communication interne et externe, renouvellement du bureau du CNJ et du COSEN. De nombreux efforts ont été fournis.

Ces efforts, pense le Secrétaire général de la CSA-Bénin, Anselme Amoussou, doivent se poursuivre au cours de l’année 2019. Cela, a indiqué le premier responsable de la CSA-Bénin, « pour rechercher et trouver la bonne stratégie de fonctionnement non seulement des unions départementales, et les fédérations mais aussi des organisations syndicales de base ». Le SG Amoussou souhaite que pour le premier trimestre au plus tard, que le siège de la Confédération dans le septentrion soit installé. « Nous devons lancer la première étude sur la thématique majeure au niveau de l’institut », a fait savoir le SG Amoussou. La Confédération entend poursuivre la promotion de la femme et de la jeunesse.

Sortir de l’abîme mental

conseillers-csa-benin Vue des conseillers de la CSA-Bénin

Le 38ème conseil confédéral de la CSA-Bénin se tient dans un contexte social tendu. Réduction de la durée de grève par an à dix jours pour certains et suppression pure et simple pour d’autres. « Nous sommes victimes de nos insuffisances et que le gouvernement en profite », a conclu Anselme Amoussou analysant ces faits. Selon le premier responsable de la CSA-Bénin, si le pouvoir a réduit à néant le syndicat aujourd’hui, c’est à cause du manque d’organisation des organisations syndicales. « Il n’existe pas de citadelle imprenable pour des travailleurs organisés, formés et mobilisés autour de leadership sain », a fait savoir le syndicaliste qui pense que les syndicats doivent impérativement sortir de l’abîme mental dans lequel ils sont et « faire face à la situation nouvelle qu’on nous impose ».

Evoquant la question de l’encadrement de la grève, Anselme Amoussou estime que c’est un « coup dur pour l’action syndicale dans un pays où, l’autorité ne réagit qu’à l’annonce d’une motion ». « Mais cet encadrement est loin de signer l’arrêt de l’action syndicale. La bonne grève n’est pas la grève qui dure. Non. La bonne grève est celle qui fait mal et qui est efficace », a poursuivi le syndicaliste avant d’inviter ses camarades à rechercher l’efficacité de la grève en préparant mieux les mouvements depuis la prise de motions jusqu’à l’exécution.