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Bénin-Affaire Dangnivo: Alofa et Donatien Amoussou de nouveau devant la Cour d'assises

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Aug 20, 2018

Mis en veilleuse depuis plus de deux ans, le dossier Dangnivo sera activé de nouveau. La session supplémentaire de la Cour d’assises de Cotonou va examiner à compter de ce mardi 21 août 2018 cette affaire de disparition de ce cadre du ministère des Finances qui remonte à août 2010.

dangnivo La vérité bientôt connue sur la disparition de Urbain Dangnivo?

L’affaire Dangnivo de nouveau en assises. Plus de deux ans après sa suspension, le procès en assises de  cette affaire de disparition reprend ce mardi 21 août 2018 à la Cour d’appel de Cotonou. Et ce, malgré la célébration de la fête de l’Aid-El-Kébir, fête du mouton chez les musulmans.

On s’imaginait qu’avec la célébration de cette fête, le calendrier initial de la Cour d’assises en sera perturbé mais non. Le président de la Cour d’appel de Cotonou, Hubert Arsène Dadjo, selon les informations rapportées par nos confrères de la radio privée Océan Fm, a pris une ordonnance à cet effet.

Dans ce dossier de disparition du cadre du ministère des finances qui remonte au 17 août 2010, deux personnes mises en cause. Il s’agit de Codjo Alofa, un présumé charlatan qui a déclaré avoir tué Urbain Pierre Dangnivo avant de revenir sur ses propos lors des dernières assises, et de Donatien Amoussou, son coaccusé.

Enfin la vérité sur la disparition de Dangnivo ?

 En détention depuis la découverte à Womey (Abomey-Calavi, commune voisine de Cotonou) quelques semaines après la disparition du cadre du ministère des finances, les deux mis en cause vont comparaître devant la Cour d’assises, assis dans le box des accusés.

A Cotonou, le procès est très attendu. Lors des dernières assises, les deux mis en cause avaient fait des déclarations tonitruantes et renversantes. Alofa, le principal accusé, a évoqué un « montage » sans pour autant dire qui était l’instigateur. Dans l’opinion, certaines personnes voient derrière cette affaire, la main du régime du président Boni Yayi. Des accusations qui ont récemment été rejetées par l’ex-ministre de la justice sous le régime Yayi, Grégoire Akofodji.

Dans une interview exclusive à Banouto, l’ancien patron de la justice accuse des gens d’empêcher la vérité d’éclater. Il parle même de la disparition de certaines pièces essentielles du dossier. De quoi susciter de nombreuses questions et remettre à plat le débat sur la disparition de Dangnivo.

Le procès qui rouvre permettra-t-il de répondre aux interrogations des uns et des autres 8 ans  après la disparition de Dangnivo et élucider cette affaire ?