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Bénin: l’ABDC outille les jeunes sur les acquis de la Conférence nationale

Ozias Houngue
publié le Jun 19, 2020

L’Association béninoise de droit constitutionnel (ABDC) a organisé, à Porto-Novo, un atelier au profit des jeunes sur la célébration des 30 ans de la Conférence nationale des forces vives. L’objectif est de leur permettre d’appréhender l’importance de cet évènement historique dans la vie politique du Bénin.

Robert Dossou entretient les jeunes sur les acquis de la Conférence nationale

Diffuser les acquis de la Conférence nationale des forces vives (CNFV) de février 1990 auprès des jeunes béninois. C’est le nouveau défi que s’est lancé l’Association béninoise de droit constitutionnel (ABDC) à l’occasion du trentième anniversaire du CNFV qui a lieu en févier 1990. Dans ce cadre, plusieurs jeunes ont été outillés mardi 16 juin 2020 à Porto-Novo, la capitale du Bénin.

« Pour beaucoup d’entre nos compatriotes, j’en entends parler. Mais ils retiennent peu de ce que nous devons à la Conférence nationale. Ce que nous devons à tous ceux qui sont tombés. A tous ceux qui portent sur eux des marques pour la défense de la démocratie, qui ont travaillé pour que nous en soyons-là », a lancé aux participants le professeur Joël Aïvo, président de l’ABDC, rapporté par Canal 3 Bénin.

Devant des jeunes qui sont nés pour la plupart après l’évènement, le professeur de droit constitutionnel a déclaré qu’à la fin de l’atelier ces jeunes doivent être des relais des acquis de cette Conférence nationale.

Président du comité préparatoire de ses assises historiques, Me Robert Dossou s’est entretenu longuement avec les jeunes sur les acquis de cette Conférence nationale. Dans son allocution, il a affirmé que la CNFV a laissé au peuple béninois des acquis tels que les libertés publiques et l’Etat de droit.

« Dans le domaine des libertés, un minimum de règles de défense des droits de l’homme. La Conférence nationale a posé les règles qui doivent fonder la nouvelle constitution », a-t-il souligné.

Selon Me Robert Dossou, les moyens que la Conférence nationale a dégagés pour garantir la perpétuation de ses acquis se résume à deux mots :  le citoyen et le consensus. « Il faut que les règles soient bien sauvegardées, pour éviter les tendances patrimonialistes qui entraînent le messianisme dans nos pays », a conseillé Me Robert Dossou aux participants.  

L’ancien président de la Cour constitutionnelle a ajouté que c’est parce que les règles ne sont pas bien sauvegardées que l’on assiste à une remise en cause perpétuelle dans certains pays et que celui qui accède au pouvoir touche à tout.