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Communales 2020: la Cour suprême tranche une affaire de corruption électorale présumée à Agbangnizoun

Ozias Hounguè
publié le Jun 11, 2020

Une affaire de corruption électorale lors des communales du 17 mai 2020 à Agbangnizoun a été vidée mercredi 10 juin 2020 par la Cour suprême du Bénin. Le requérant a été débouté.

La Cour suprême

Le premier adjoint au maire de la commune d’Agbangnizoun, Aristide Gnansounou n’a pas corrompu les électeurs dans le don d’un groupe électrogène par la mairie à un mois des élections communales du dimanche 17 mai 2020.

C’est le verdict rendu mercredi 10 juin 2020 par les juges de la chambre administrative de la Cour suprême. C’est suite à un recours en annulation de voix et invalidation de siège introduit par Yves Lissanon, contre Aristide Gnansounou, actuel premier adjoint au maire d’Agbangnizoun, rapporte La Nation.

Selon le requérant Yves Lissanon, candidat tête de liste du parti Bloc républicain (Br) à Agbangnizoun, Aristide Gnansounou, actuel premier adjoint au maire a fait don d’un groupe électrogène aux populations des villages de Dékanmè, de Towéta et de Tanvè-centre pour faire tourner le forage de puits de ces localités. Le don a été fait le 15 avril 2020, soit à un mois des élections communales et municipales du 17 mai 2020.

Devant les juges de la Cour suprême, le requérant a déclaré que ce don avait pour but d’influencer le vote des électeurs en faveur de la liste Union progressiste (UP) dont Aristide Gnansounou était le candidat dans l’arrondissement de Tanvè.

Le requérant appuie sa requête avec une vidéo de la cérémonie de remise du don qu’il a déposée à la Cour. Il reproche également à Aristide Gnansounou d’avoir transféré plusieurs citoyens non-résidents de Tanvè sur la liste électorale afin de les faire voter en sa faveur.

Il ajoute que ces faits sont contraires au code électoral et ont permis à la liste Up de remporter deux sièges contre un seul pour le BR, son parti dans cet arrondissement. Il a alors demandé à la Cour d’annuler les voix et d’invalider le siège de Aristide Gnansounou.

Des allégations de corruption électorale réfutées par Aristide Gnansounou. Devant les juges de la chambre administrative de la Cour suprême, il a déclaré que le don a été réalisé par le conseil communal d’Agbangnizoun dans le cadre d’un marché que la mairie a passé. Il a précisé s’être rendu sur le terrain bien après la cérémonie de remise.

« La belle preuve, Aristide Gnansounou, premier adjoint au maire du conseil communal sortant et reconduit au même poste actuellement, dit n’avoir pas signé le procès-verbal de réception du matériel pour prouver son absence », rapporte La Nation.

A la suite des débats, les juges de la Chambre administrative ont rendu leur verdict en déclarant recevable le recours en la forme mais rejeté dans le fond. Le requérant Yves Lissanon a donc été débouté par la Cour suprême, juge du contentieux électoral pour les communales.