POLITIQUE 1 Commentaire

Modification du code électoral: Joël Atayi Guèdègbé déplore la procédure

Ozias Hounguè
publié le Jun 3, 2020

Expert en question de gouvernance, Joël Atayi Guèdègbé a déploré la modification apportée au code électoral par les députés mardi 2 juin 2020.

joel-atayi-guedegbe Joël Atayi Guèdègbé, expert en question de gouvernance

La modification apportée mardi 2 juin 2020 au code électoral par les députés passe mal chez Joël Atayi Guèdègbé. Au micro de Frissons radio, mercredi 3 juin 2020, l’expert en gouvernance n’a pas caché son amertume de voir le code électoral à nouveau touché. « Elle est déplorable », a réagi Joël Atayi Guèdègbé au sujet de la modification du code électoral.

« La loi a été lacunaire et on le constate », a poursuivi Joël Atayi Guèdègbé qui relève que « les partis politiques ont démontré leur incapacité à maintenir la discipline en leur sein dans la sélection des candidats qui les représentent dans l’ordre et la dignité ».

Joël Atayi Guèdègbé n’apprécie guère non plus la voie utilisée pour modifier le code électoral. La modification du code électoral a été faite par procédure d’urgence. « Cette procédure n’est pas du tout à encourager », pense Joël Atayi Guèdègbé. L’expert est convaincu qu’avec la procédure d’urgence à laquelle les parlementaires ont régulièrement recours ne permet pas de modifier de fond en comble le code électoral encore moins la constitution. Car, explique-t-il, « on ne prend pas le temps d’examiner les choses, on ne prend pas le temps d’en discuter ».

La modification du code électoral est intervenue en plein processus d’élection des nouveaux maires. Les modifications apportées concernent l’élection du maire et de ses adjoints.

Désormais, c’est l’instance dirigeante du parti majoritaire dans chaque commune qui désignera le maire et ses adjoints contrairement aux anciennes dispositions qui permettaient aux conseillers d’élire le président du conseil communal et ses adjoints. Au cas où il n’y a pas de majorité absolue, il est recherché un accord de gouvernance. En cas d’échec, les conseillers devront passer au vote.