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France : plainte contre Guillaume Soro pour la mort de 5 personnes en Côte d'Ivoire

Judicaël Kpèhoun(Stag.)
publié le May 8, 2020

En France, une plainte a été déposée contre Guillaume Soro jeudi 7 mai 2020. Dans la plainte déposée par des avocats de 6 personnes qui se sont constituées parties civiles, l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne est accusé de « torture, assassinat et crimes de guerre » entre  2003 et 2011.

guillaume-soro Guillaume Soro

Des ennuis judiciaires pour Guillaume Soro. Une plainte pour « torture, assassinat et crimes de guerre » a été déposée contre l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne dans la journée du jeudi 7 mai 2020. Les plaignants, avocats de six personnes de nationalités ivoiriennes et françaises qui se sont constituées parties civiles affirment que le candidat à la présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire a commandité la mort de 5 personnes lorsqu'il était le chef des Forces nouvelles entre 2003 et 2011.

Les défunts sont des membres ou ex-membres de la rébellion de Guillaume Soro. Parmi les plaignants figurent la fille d’Ibrahim Coulibaly. La dame accuse l’ex-chef de rébellion d’avoir orchestré la mort de son père. Le corps du militaire  autoproclamé général et très populaire a été retrouvé sans vie dans les rues le 27 avril 2011 à Abidjan, deux semaines après la chute de Laurent Gbagbo à la tête du « commando invisible ».

La main invisible de l’Etat ivoirien

Joint par  Mediapart, William Bourdon, avocat de Guillaume Soro accuse l’Etat ivoirien d’être derrière la plainte. « Si ces faits, par définition très graves, étaient avérés, il est aberrant que les juges ivoiriens n’en aient pas été saisis. Personne ne peut douter du caractère opportuniste et artificiel de cette démarche », a déclaré l’avocat rapporté par le site d’information Yeclo.

 LIRE AUSSI : Guillaume Soro condamné à 20 ans de prison et 4,5 milliards Fcfa d’amende

En Côte d’ivoire, l’ancien président de l’Assemblée nationale est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Le 28 avril 2020, la justice ivoirienne l’avait condamné à 20 ans de prison ferme, 4,5 milliards de francs CFA d’amende et à 5 ans de privation de ses droits civiques. Ce, pour des faits de  détournement de recel de deniers publics et de blanchiment de capitaux.