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Guillaume Soro : « Je reste candidat à la présidentielle et je gagnerai »

Ozias Hounguè
publié le Apr 28, 2020

L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro a réagi à la suite de sa condamnation ce mardi 28 avril 2020 à 20 ans de prison par un tribunal d’Abidjan. Il affirme être convaincu de sa prochaine victoire à la présidentielle d’octobre 2020.

guillaume-soro Guillaume Soro

Guillaume Soro ne faiblit pas malgré sa condamnation par la justice ivoirienne. Condamné à 20 ans de prison et une amende de 4,5 milliards FCFA, l’ex-président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro n’a pas tardé à réagir sur sa page Facebook ce mardi 28 avril 2020. « Je reste candidat à la présidentielle et je gagnerai », a vivement lancé l’ancien bras droit du président Alassane.

La prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire est prévue en octobre 2020 sauf changement. Le président Alassane Ouattara a annoncé qu’il ne sera pas candidat. Il a déjà désigné un candidat dauphin en la personne de Amadou Gon Coulibaly.

Alors que le verdict rendu par un tribunal d’Abidjan le prive de ses droits civiques, l’ex-chef rebelle, Guillaume Soro et ancien premier-ministre de Laurent Gbagbo dit n’être nullement ému et croit en sa candidature pour ces joutes électorales de 2020.

« Je considère ce verdict comme un non-événement, je maintiens ma candidature à la présidentielle et je demande à tous mes partisans de demeurer mobilisés et de continuer le travail de mobilisation et d'implantations », exhorte-t-il.  « Notre victoire ne fait aucun doute. Nous gagnerons la prochaine élection présidentielle, c'est une certitude », rassure-t-il.

Les faits reprochés à Guillaume Soro par la justice ivoirienne remontent à 2007. A l’époque, il était encore premier ministre. Les accusations à son encontre portent sur l’achat d’une maison résidentielle à Abidjan pour un montant d’environ 1,5 milliards de francs CFA. 

Proche du président ivoirien, Alassane Ouattara, l’ex-président de l’Assemblée nationale est entré en disgrâce après son départ en février 2019 du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), parti au pouvoir en Côte d’Ivoire.