Communales 2020 : la candidature de Atrokpo à Cotonou contestée devant la Cour suprême

Ozias Hounguè
publié le Apr 16, 2020

Un recours en invalidation a été formulé mardi 14 avril 2020 à la Cour suprême du Bénin contre la candidature à Cotonou de Luc Atrokpo.  

luc-atrokpo La candidature à Cotonou de Luc Atrokpo, maire de Bohicon, contestée

Contestation de la candidature à Cotonou de Luc Atrokpo. Un recours a été formulé contre la candidature de l’actuel maire de Bohicon positionné par son parti à Cotonou dans le cadre des communales 2020. Le recours en date du 14 avril 2020 et signé par Ulrich Dehou a été déposé par voie d’huissier. A travers son recours, le jeune politiste béninois demande à la Cour suprême d’invalider la candidature à Cotonou de Luc Atrokpo

Le requérant estime que la candidature de l’actuel maire de Bohicon dans la ville de Cotonou viole certaines dispositions légales. Il évoque notamment les articles 21 et 197 de la loi No 2007-28 du 23 Novembre 2007 fixant les règles particulières applicables aux élections des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des Conseils de village ou de quartier de ville en République du Bénin. « Considérant la loi 2019-43 portant code électoral en son Article 188 : Dans le cadre de l’élection des membres des Conseils communaux, tout électeur est éligible à condition d’avoir sa résidence dans la circonscription électorale où il se présente », écrit le requérant.

Selon le recours, le maire Luc Atrokpo qui réside à Bohicon et qui est candidat à Cotonou a fourni dans son dossier de candidature à Cotonou une attestation de résidence spécifiant comme adresse de résidence : quartier Agla Figaro carré No 3276. « Mr ATROKPO Luc Sètondji ne pouvant se dédoubler pour résider aussi bien dans la commune de Bohicon où il est maire depuis 2007 et tel qu’adjoint par les textes et résider au même moment dans la commune de Cotonou ; l’attestation de résidence fournie dans le dossier de candidature est incontestablement une tricherie contre la loi et par conséquent caduque », argumente le requérant.