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Lutte contre la corruption au Bénin : une nouvelle structure pour remplacer l’ANLC

Ozias Hounguè
publié le Apr 1, 2020

Le gouvernement béninois va transmettre à l’Assemblée nationale un projet de loi portant création du Haut-commissariat à la prévention de la corruption au Bénin en remplacement de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC). La décision intervient quelques jours après la suspension par le gouvernement Talon du processus devant conduire au renouvellement des membres de l’ANLC.

conseil-des-ministres Une séance du conseil des ministres

Une nouvelle structure de lutte contre la corruption en lieu et place de l’ANLC. Le gouvernement béninois a décidé ce mercredi 1er avril 2020 de remplacer l’Autorité nationale de lutte contre la corruption par une nouvelle structure, le Haut-commissariat à la prévention de la corruption au Bénin. Un projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de cette nouvelle structure a été transmis à l’Assemblée nationale, renseigne-t-on.

La création de cette nouvelle structure, renseigne le compte rendu du conseil des ministres, entre dans le cadre de la nouvelle dynamique qui vise à renforcer « le cadre institutionnel et de promouvoir les mesures de bonne gouvernance » notamment avec les créations de la Cour de Répression des Infractions économiques et du Terrorisme (CRIET), la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) et la Brigade économique et financière (BEF).

Sur le remplacement de l’ANLC, le gouvernement béninois justifie cette décision par « les résultats mitigés » obtenus par l’institution depuis son installation le 15 mai 2013 et « au regard des moyens importants qui lui sont alloués par l'Etat pour son fonctionnement ». Le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption, précise le compte rendu, « se concentrera sur des missions de prévention et de dénonciation, dans un format qui en privilégie l'efficacité ».  

Mardi 19 mars 2020, le gouvernement béninois a suspendu le renouvellement des membres de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) dont le mandat était déjà arrivé à terme le 12 mars 2020. Le ministre d’Etat et secrétaire général du gouvernement, Iréné Pascal Koukpaki a été installé à la tête de l’ANLC pour gérer les affaires courantes de l’institution.