POLITIQUE 1 Commentaire

Candide Azannaï dit ses 04 vérités au président du COS-LEPI

Ozias Hounguè
publié le Mar 6, 2020

Invité par le président Conseil d’orientation et de supervision de Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) à fournir la liste de ses membres participants aux élections communales, le parti Restaurer l’Espoir par le biais de son président Candide Azannaï a répondu par des critiques.

Candide Azannai

La cinglante réponse de Candide Azannaï au président du COS-LEPI, Jérémie Adomahou. Dans une lettre en date du 02 mars 2020 adressée au président du COS-LEPI, Candide Azannaï a dénoncé « l’illégalité et l’illégitimité » de cet organe en charge de l’actualisation du fichier électoral.

Le président du COS-LEPI avait demandé au président Azannaï de « transmettre la liste des militants du parti RE, candidats aux élections municipales et communales du 17 mai 2020 afin de leur délivrer chacun, un récépissé qui atteste qu’ils sont inscrits sur la Liste Électorale Informatisée (LEPI) ». En réponse au président du COS-LEPI, le parti RE a décidé qu’il n’accordait aucun sérieux ou crédit à cette demande.

Au nom du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï relève un défaut de légitimité et de légalité dans tous « les actes » posés par l’actuelle mandature du COS-LEPI.

« Premièrement l’illégitimité et illégalité de la législature du « Parlement monocolore » qui a procédé à votre désignation », souligne Candide Azannaï. Selon l’ancien ministre délégué à la défense nationale de Patrice Talon, le parlement qui a installé cette mandature du COS-LEPI n’existe que de « façon virtuelle », car les 83 députés qui la constituent ne tiennent par leur « légitimité du peuple ». Il en déduit que l’installation des membres du COS-LEPI qui en découlerait est « illégale et illégitime ».

Il reproche au député Jérémie Adomahou de présider une institution qui opère sur des « lois incongrues, illégales, scélérates et abjectes ». Candide Azannaï ajoute que l’installation de ce COS-LEPI le 06 septembre 2019 ne répond pas à l’article 137 alinéa 1 qui dispose que l’institution soit composée des représentants de la mouvance et de l’opposition.

Le parti RE, explique Azannaï, a décidé de ne plus continuer à échanger des courriers avec le COS-LEPI dont « la désignation des membres serait contraire à la loi ».

« (…) Le parti RE ne peut nullement s’associer à l’apurement et à l’actualisation de la LEPI que vous opérez actuellement dans l’obscurantisme total. Votre demande de liste des militants du parti RE, candidats aux élections communales et municipales du 17 mai 2020 aux fins de la délivrance d’un récépissé est irrecevable, nulle et non avenue », a écrit le parti en réponse au COS-LEPI