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Bénin/Législatives 2019 : le suppléant de Louis Vlavonou mis en cause par Jean-Baptiste Elias

Ozias Hounguè
publié le Sep 15, 2019

Président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC), Jean-Baptiste Elias, a fait des révélations sur l’émission ‘’Sans langue de bois’’ de Soleil Fm sur le suppléant de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.  

louis-vlavonou Louis Vlavonou, chef du parlement

De nouveaux éléments dans la gestion des législatives d’avril 2019 sans partis politiques de l’opposition. Sur l’émission ‘’Sans langue de bois’’, Jean Baptiste-Elias, a révélé que le dossier de candidature de Adéchi Sanni, suppléant de l’actuel chef du parlement béninois, Louis Vlavonou a un soucci. « Monsieur le président de l’Assemblée nationale !, vous savez que je vous ai présenté les félicitations, je parle de l’honorable Vlavonou. Votre propre suppléant à savoir Monsieur Adéchi Sanni, il est né dans le dossier, le 18 mars 1957 sur sa carte d’électeur et sur les autres pièces, il est né vers 1957 sur toutes les autres pièces et pourtant c’est votre suppléant monsieur le président de l’Assemblée nationale », a déclaré, interpellateur, Jean-Baptiste Elias qui dénonce des irrégularités constatées dans les dossiers lors du scrutin législatif d’Avril 2019.

Le président de l’ANLC qui dit détenir toutes les preuves de ses allégations, dénonce un manque de rigueur chez les membres de la Commission électorale nationale autonome. « Il y a 17 personnes au moins à la CENA qui ont vu ça. (…) Les 17 personnes ayant traité le dossier, ont vu ce que je suis en train de dire et pourtant,on a validé ça », a-t-il regretté.  Il s’interroge sur comment la CENA a pu fermer les yeux sur ces irrégularités.

Comme le suppléant de Louis Vlavlonou, plusieurs autres candidats et élus des deux blocs pro-Talon ayant pris part au scrutin du 28 avril sont concernés par ces irrégularités. Pour l’invité de Soleil fm, avec de telles irrégularités relevées  chez les partisans du pouvoir,  les autorités devraient savoir raison gardée. « Ce n’est pas possible ! Alors, quand on est face à ça, les amis, il faut mettre de l’eau dans le vin pour dire allons-y », a-t-il lancé.