POLITIQUE 1 Commentaire

Bénin : Adrien Houngbédji et Bruno Amoussou au banc des accusés de Jean-Baptiste Elias

Olivier Ribouis
publié le Sep 15, 2019

Adrien Houngbédji, le Chef du parlement septième Législature et Bruno Amoussou, député démission de l’Union progressiste n’ont pas encore fait leurs déclarations de patrimoines à la sortie au terme de leur dernière mandature comme l’exige la loi selon Jean-Baptiste Elias, le Président de l’ANLC.

adrien-houngbedji-bruno-amoussou Bruno Amoussou(à.g.) et Adrien Houngbédji

Ça se passe aussi au sommet ? Jean-Baptiste Elias apprend que des dirigeants politiques au haut niveau du Bénin aussi dérogent au respect des lois de la République. Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) a épinglé Adrien Houngbédji, chef du parlement sorti et Bruno Amoussou ex-président de l’Assemblée et député démissionnaire du parti Union progressiste (UP) ce dimanche 15 septembre 2019 dans des révélations sur la radio privée Soleil fm.

Selon le Président de l’ANLC, ces deux personnalités politiques n’ont pas encore fait leurs déclarations de patrimoines à la sortie après une mandature comme l’impose la loi. « Mon cher ami, le Président de l’Assemblée nationale, septième législature –Adrien Houngbédji-, jusqu’au 12 août 2019 n’a pas fait sa déclaration de sortie(...). Et pourtant, il est de la mouvance. Il ne l’a pas fait à ma connaissance à ce jour. », a fait savoir Jean-Baptiste Elias. « Ensuite, le Président Amoussou Bruno, le patron de l’UP, il n’a pas fait sa déclaration de patrimoine à la sortie et jusqu’au 12 août 2019 », a-t-il ajouté.

Quand il observe ses manquements à la loi dans un contexte où les opposants à Patrice Talon ont été écartés des élections législatives du 28 avril 2019, Jean-Baptiste Elias s’interroge sur l’équité au Bénin. « Quand les responsables au niveau de l’appareil qui gouverne  se comportent de cette façon là, et demandent aux autres de se conformer aux textes, ça pose un problème », a pointé le patron de l’organe qui fait la veille de la lutte contre la corruption au Bénin.  Dès lors, déclare-t-il,  « voilà pourquoi, je vais encore supplier le Président de la République, s’il n’est pas au courant, de savoir que ça s’est passé comme ça. Et s’il est au courant, de bien vouloir autoriser qu’on donne aux autres ce qu’il faut pour apaiser le peuple ».

A la différence de Bruno Amoussou et Adrien Houngbédji, d’autres  personnalités politiques comme Idji Kolawolé, Mathurin Nago et aussi l’actuel chef du Parlement l’ont fait.