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Bénin/Violences de Tchaourou et Savè : Azannaï exige une enquête internationale

Ozias Hounguè
publié le Jun 28, 2019

Lors d’une conférence de presse jeudi 27 juin 2019, le président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï, a exigé une enquête indépendante sur les violences de Tchaourou et Savè.

candide-azannai-president-du-parti-restaurer-l'espoir Candide Azannaï, président de parti Restaurer l'Espoir (RE)

 

Candide Azannaï veut une enquête internationale « indépendante » sur les violences qui ont lieu dans la deuxième semaine du mois de juin à Tchaourou et Savè. Il l’a fait savoir ce jeudi 27 juin 2019 au cours d’une conférence de presse au siège de son parti à Cotonou. Parlant de Tchaourou et de Savè, Azannaï estime qu’on ne doit pas « passer sous silence cela ».

« On ne peut pas faire l’amnésie, on ne peut pas faire l’amnésie sur les morts. Chaque mort compte », a-t-il martelé. Le président du parti RE pense que les responsabilités doivent être situées pour que le Bénin ne connaisse plus de pareils actes de violences. « Nous devons agir pour que plus jamais le recours aux armes ne soit plus la seule issue du pouvoir pour s’opposer à la volonté générale. Nous devons interdire cela au Bénin », a indiqué l’ex-ministre délégué chargé de la défense nationale.

Pour Azannaï, les crimes commis à Tchaourou et Savè contre « des populations civiles » ne doivent pas rester impunis. C’est pourquoi, il exige une enquête indépendante. « Nous sommes en politique et nous exigeons une enquête indépendante des institutions en charge du droit humanitaire, de la protection des droits de l’homme et de la répression des crimes militaires contre les populations civiles. », a-t-il poursuivi.

Lundi 10 juin 2019, des affrontements entre forces de sécurité et populations avaient éclatés dans la ville de Tchaourou à la suite des interpellations dans le cadre des violences lors du scrutin du 28 avril 2019. Dans la foulée, les populations de Savè se sont également soulevées.

Du côté des autorités béninoises, aucun bilan officiel sur le nombre de décès n’avait été communiqué. Mais, elles avaient informé l’opinion publique d’une cinquantaine de blessés enregistrée dans le rang des forces de sécurité dans ces violences. Tchaourou est la ville natale de Boni Yayi, qui a dirigé le Bénin de 2006 à 2016.