Crise au Bénin : Jacques Ayadji propose à Talon «d’aller au-delà d’un dialogue politique»

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Jun 27, 2019

Jacques Ayadji propose l’organisation d’un dialogue national pour la résolution de la crise postélectorale que connaît le Bénin depuis l’organisation des élections législatives du 28 avril.

jacques-ayadji Jacques Ayadji, président du parti MOELE-Bénin

Comment résoudre définitivement la crise politique au Bénin ? Jacques Ayadji a bien sa petite idée sur la question. Dans une adresse en prélude au premier conseil national de son parti, le Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (MOELE-Bénin), l’ancien syndicaliste est revenu sur la crise postélectorale connaît le pays depuis les élections législatives du 28 avril, notamment les violences meurtrières.

Déplorant ces « évènements malheureux » qui ternissent l’image du Bénin en le mettant négativement sous les feux de la rampe, Jacques Ayadji pense qu’il est « inutile » de mettre à rechercher les coupables. « Car, explique le président du MOELE-Bénin, coupables nous le sommes tous, de différentes manières, par actions, par réactions ou par omissions ».

Aller au-delà d’un dialogue politique

Dans le discours qu’il a prononcé le 20 mai dernier, le président de la République, Patrice Talon proposait un dialogue politique national pour la résolution de la crise dans laquelle le Bénin est empêtré. « Nous devons aller au-delà d’un dialogue politique », pense Jacques Ayadji. Le président du MOELE-Bénin justifie sa position par le fait que typologie du peuple béninois n’est pas que partisane.

Pour Jacques Ayadji, la crise offre l’opportunité aux Béninois de s’attaquer aux causes qui minent leur vivre ensemble et non aux conséquences. « Ne nous trompons plus. Le cadre de notre vivre ensemble issu de la Conférence nationale de février 1990 est arrivé depuis plusieurs années à une étape d’évaluation et de réajustements », juge le président du MOELE-Bénin.

Dans cette optique et convaincu que les récriminations, les divergences et les controverses ne peuvent s’extérioriser et s’exprimer qu’autour d’une table, Jacques Ayadji propose l’organisation d’un dialogue national. « L’heure du dialogue national a sonné», a-t-il indiqué soulignant que « nous n’avons plus le droit de rater ce rendez-vous cette fois-ci encore ».