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Burkina-Faso : appel à la démission du président Roch Kaboré, le gouvernement réagit

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Jun 21, 2019

Environ trois semaines après l’appel à la démission du président du Burkina-Faso, le porte-parole du gouvernement burkinabé, Remis Fulgance Dandjinou, a réagi.

roch-kabore Roch Kaboré, président du Faso refuse de quitter son poste

Roch Christian Kaboré démissionnera-t-il de son poste de président du Burkina-Faso ? Ablassé Ouédraogo, président du parti « Le Faso autrement », il y a environ trois semaines, dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat burkinabé, a lancé un appel dans ce sens.

Ce vendredi 21 juin, Remis Fulgance Dandjinou, ministre burkinabé de la Communication et porte-parole du gouvernement, a réagi à l’appel à la démission du président Kaboré par l’opposant Ouédraogo. Au micro de Rfi, le porte-parole de l’Exécutif burkinabé a déclaré que le président Roch Kaboré n’avait pas l’intention de quitter son poste. « Je dis qu’il y a un système démocratique pour lequel nous nous sommes battus et que nous avions voulu mettre en place. C’est celui d’un chef d’Etat élu et qui doit rendre compte à la fin de son mandat. Le président Kaboré a quelques mois devant lui pour justement réussir à faire ce qu’il a débuté », a déclaré le ministre Dandjinou.

Dans la lettre ouverte qu’il a adressée au président Kaboré, l’opposant reproche au pouvoir d’avoir échoué sur le terrain de la sécurité. Selon Ablassé Ouédraogo, le nombre de morts violents est plus important que le nombre de morts violents enregistrés depuis les indépendances. « Je pense que lorsqu’on est à un niveau de responsabilité, il faut éviter de faire certaines comparaisons, qui peuvent pousser au ridicule », a retorqué le porte-parole du gouvernement qui fait savoir que « le Burkina n’a jamais connu une attaque terroriste jusqu’à il y a trois ans. Le Burkina n’avait jamais été en conflits de façon permanente sur deux de ses frontières depuis 3 ans ».

Remis Fulgance Dandjinou se veut d’ailleurs rassurant. Il assure que dans la guerre contre le terrorisme, « depuis une année ou une année et demie, les forces de sécurité et de défense ont repris le large ». Toute chose, fait-il observer, amène les acteurs à changer de positions et à s’en prendre à des civils.