Bénin : « notre démocratie est déjà bradée, ensanglantée et endeuillée », Eric Houndété

Olivier Ribouis
publié le May 15, 2019

Pour Eric Houndété, premier vice-Président du Parlement (7ème législature) et membre de l’opposition au régime de Patrice Talon, la démocratie n’existe plus au Bénin.

eric-houndete Eric Houndété

Le Bénin n’est plus en démocratie à l’analyse de Eric Houndété, premier vice-Président de l’Assemblée nationale. Le député opposant à Patrice Talon s’est plaint de la restriction des libertés au Bénin à l’occasion de la dernière sortie médiatique de la Résistance nationale lundi 13 mai, à Cotonou.

Depuis l’instauration de la militarisation des alentour du domicile de l’ancien Président Boni Yayi, les riverains sont dans la psychose à en croire le député. « La quiétude des populations est déjà perturbée », a-t-il dénoncé. « Nous ne pouvons pas accepter cela », tonne Eric Houndété.  Pour lui, le Bénin a perdu de sa superbe d’Etat démocratique. « Nous savons que notre démocratie est déjà bradée. Elle a été ensanglantée et endeuillée », critique l’élu de la cinquième circonscription qui n’a pas eu l’opportunité de renouveler son mandat pour la 8ème législature qui sera installée jeudi 16 mai à Porto-Novo dans la capitale.

S’il se résigne à l’idée de la fin de la démocratie, Eric Houndété n’est pas prêt à perdre ses libertés. « Nous n’acceptons pas que toutes nos libertés soient confisquées », martèle l’opposant qui appelle « le gouvernement à mettre un terme à cela, le plus rapidement possible ».

En dehors des riverains, Houndété s’est aussi plaint de « torture morale » infligée à Boni Yayi dont le domicile dit-il, est en « état de siège » pendant que « les figures de proue de l’opposition sont perturbées » et des jeunes activistes arrêtés.