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Bénin-Législatives 2019: aucun recours reçu sur les quitus fiscaux, apprend Romuald Wadagni

Falilatou Titi
publié le Apr 18, 2019

Le ministre béninois de l’Economie et des Finances balaie d’un revers de main les déclarations de certains opposants qui accusent la Direction générale des impôts (DGI) d’avoir bloqué leurs quitus fiscaux alors qu’ils sont à jour.

romuald wadagni quitus fiscal Le ministre des finances réagit aux accusations de blocage de quitus fiscaux d'opposants

 

Plusieurs acteurs de l’opposition au pouvoir du Président Patrice Talon ont accusé la Direction générale des impôts (DGI) d’avoir délibérément choisi de bloquer la délivrance de leur quitus fiscal, pièce exigé des candidats aux élections législatives d’avril 2019 par le code électoral. Selon eux, il s’agit d’une stratégie pour les empêcher de participer à ces élections. Longtemps avancés et soutenus, leurs arguments ont fait beaucoup d’échos au sein de l’opinion nationale et internationale. Le 22 mars 2019, au cours de l’émission «Polititia» de la télévision panafricaine Africa 24, le député béninois, Valentin Djènontin, en exil depuis plusieurs mois en France, a déclaré que son quitus fiscal est prêt depuis décembre 2018 mais reste toujours bloqué à la DGI.

Dans l’émission « Economie béninoise : des performances remarquables», diffusée dans la nuit du mercredi 17 avril 2019 sur la télévision nationale (Ortb), Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances a réfuté ses accusations. «Je voudrais qu’on donne des exemples», lance le ministre à l’endroit des accusateurs de la DGI. Il rappelle qu’une procédure une «procédure claire et dématérialisée» a été mise en place, avec des voies de recours. «A ce jour, nous n’avons reçu aucun recours d’un contribuable qui serait à jour et n’aurait pas eu son quitus fiscal en dépit des formalités remplies», fait-il remarquer.

Toutefois, l’argentier national admet qu’il pourrait y avoir des «loupés», malgré les dispositions pour éviter «l’implication de la main de l’homme». Il affirme être prêt à le reconnaître, si c’était le cas. «Mais j’insiste pour dire qu’à ce jour notre comité de médiation n’a reçu aucun recours», martèle le ministre Wadagni. Selon lui, toutes les personnes qui ont rempli les formalités et sont normalement à jour vis-à-vis du fisc ont pu avoir leur quitus dans les délais prescrits. A l’en croire, seuls «les fugitifs au sens de la loi » n’ont pas bénéficié de leurs quitus fiscaux à temps réel.