Bénin: l’opposition réclame la démission des membres de la CENA et du garde des sceaux

Falilatou Titi
publié le Mar 14, 2019

Les forces de l’opposition béninoise réclament la démission de tous les membres de la CENA et du ministre de la justice, Sévérin Quenum. Les responsables des partis d’opposition ont donné une conférence de presse ce jeudi 14 mars 2019, à Cotonou.

emmanuel-tiando Emmanuel Tiando et son équipe appelés à la démission

L’opposition béninoise veut la tête du ministre de la Justice, Sévérin Quenum et de tous les membres de la commission électorale nationale autonome (CENA). Devant la presse ce 14 mars, les partis : FCBE, RE, USL ont exigé la démission de ces personnalités suite à certains actes qu’ils jugent « graves » dans un contexte électoral.

Invité Afrique de RFI mercredi 13 mars, le ministre béninois de la justice a déclaré que les partis dirigés par les ex-présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo et l'homme d'affaires Sébastien Ajavon, ne sont pas incontournables pour des élections de qualité au Bénin. « Est-ce qu’il faut absolument que les partis dirigés par ces personnalités-là aillent nécessairement aux élections pour que notre élection soit crédible ? », a-t-il interrogé ?

Pour les forces de l’opposition, cette déclaration du garde des sceaux est en contradiction avec la volonté du Président de la République en vue d’élections inclusives. « Ceux qui ont pu faire les formalités iront aux élections », a appuyé le ministre sur RFI. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase de l’opposition qui d’ailleurs soutient « qu’il n’y aura pas d’élections au Bénin sans toutes les parties ».

Quant aux membres de la CENA, les forces de l’opposition estiment qu’ils ont mal fait leur travail dans le traitement des dossiers de candidatures, pour les législatives du 28 avril 2019. Selon l’opposition, ce que la CENA qualifie d’ « erreurs mineures est assez grave  et « met à nu toutes les irrégularités de son fonctionnement ». A en croire l’opposition, ces irrégularités suffisent pour que tous les membres de cette institution démissionnent et soient « arrêtés ».