Cour constitutionnelle: le PRD veut l’invalidation des récépissés de la CENA aux blocs pro-Talon

Olivier Ribouis
publié le Mar 11, 2019

Comme annoncé, l’examen des recours formulés devant la Cour constitutionnelle par les partis dont les dossiers ont été rejetés par la CENA a lieu ce lundi 11 mars 2019. Entre autres points, le PRD demande à la haute juridiction d’invalider les récépissés accordés au Bloc républicain et à l’Union progressiste.

bloc-republicain-legislatives-2019 Les représentants du Bloc républicain

Le Parti du renouveau démocratique (PRD) veut aussi barrer la voie aux législatives 2019 à l’Union progressiste et au Bloc républicain.  En plus de son recours sur le rejet de sa déclaration de candidature, à la Cour constitutionnelle, le parti de Me Adrien Houngbédji a demandé à la haute juridiction d’annuler les récépissés délivrés par la CENA aux deux pro-Talon qui sont actuellement les seuls partis autorisés à participer à l’élection du 28 avril prochain.  

A l’audience convoquée ce lundi 11 mars 2019, le parti représenté par Laurent Gratien Ahouanmènou a exposé des irrégularités dans les dossiers des Blocs républicains et de l’Union progressiste à partir de documents sensibles obtenus dans les coulisses de la CENA.  Invités à la Cour constitutionnelle, Jean-Michel Abimbola et Abraham Zinzindohoué représentants respectivement le Bloc républicain et l’Union progressiste se sont interrogés sur les origines des informations dévoilées par le PRD alors que les documents exhibés devraient rester dans la confidence des commissaires de la CENA. Tout aussi étonné, Richard Dégbéto, représentant de la CENA  veut aussi comprendre comment le parti Arc-en-ciel s’est procuré ses documents.

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En dehors du PRD, sont aussi représentés à la Cour constitutionnelle, les partis MOELE-Bénin et USL qui ont aussi saisi l’instance juridictionnel d’un recours chacun contre la décision de la CENA pour demander leur réadmission dans la course pour les législatives 2019.

L’audience ouverte dans la matinée est suspendue et devrait reprendre à 15 heures pour permettre aux requérants d’être situés par la Cour constitutionnelle.