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Gabon: la Cour dissout l’Assemblée et réclame la démission du gouvernement

Yao Hervé Kingbêwé
publié le May 1, 2018

L’Assemblée nationale du Gabon a été dissoute lundi par la Cour constitutionnelle. La haute juridiction exige également la démission du gouvernement qui a échoué dans l’organisation des législatives avant fin avril.

parlement-gabonais Le siège du Parlement gabonais vide jusqu'aux prochaines législatives

Le Gabon est sans Parlement. En tout cas, depuis quelques heures. Lundi 30 avril, la Cour constitutionnelle du pays a en effet prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale.

 La raison ? Le mandat des députés est arrivé à expiration depuis fin mars et des législatives devraient être organisées pour renouveler le parlement. Mais attendues depuis décembre 2016, ces élections reportées déjà à deux reprises, n’ont pu avoir lieu avant fin avril comme attendu.  

Démission du gouvernement

L’échec de l’organisation des législatives, selon la présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, Madeleine Mborantsuo, est imputable au gouvernement. L’Exécutif « n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections, depuis janvier 2018 », selon des propos de la présidente Mborantsuo rapportés par Africanews

Un échec qui ne restera pas sans conséquence. Dans la déclaration rendue publique, Mme Mborantsuo a en effet réclamé la démission du gouvernement et la nomination d’une nouvelle équipe gouvernementale qui sera uniquement responsable devant le président de la République.

Une nouvelle date pour la tenue des législatives devrait bientôt être fixée par la Cour constitutionnelle. Ces élections, contrairement aux fois antérieures, seront organisées par le Centre gabonais des élections (CGE), une instance composée à la fois des membres de la majorité et de l’opposition qui remplace la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap).

En attendant donc l’installation d’un nouveau parlement, la Cour a transféré les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat.