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Afrique du Sud: la leçon de la démission de Zuma, selon Michel Adjaka

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Feb 15, 2018

Poussé à la sortie par son parti, le Congrès national africain (ANC), le président sud-africain, Jacob Zuma, a fini par démissionner. Une « sage » décision qui, selon le magistrat béninois Michel Adjaka,  est porteuse d’une leçon.

michel-adjaka Michel Adjaka, président de l'Union des magistrats béninois

C’est désormais un secret de polichinelle. Depuis ce mercredi 14 février, Jacob Zuma ne dirige plus l’Afrique du Sud. Au pouvoir depuis 2008 après la démission de Thabo Mbeki, le président Zuma, poussé à la sortie par son parti, l’ANC, a annoncé dans la soirée sa démission du pouvoir avec effet immédiat. Mais cette annonce, le désormais ex-président sud-africain impliqué dans de nombreux scandales de corruption et de mal gouvernance, dans un entretien à la télévision avait jugé « bizarre » la demande de sa démission par le parti la veille. Car estimant qu’il n’a rien fait de mal.

Une leçon à retenir

Cette démission presqu’inespérée du président Zuma qui avait réussi à échapper à huit motions de destitution est révélatrice d’une bonne leçon au pays de Nelson Mandela, selon Michel Adjaka, magistrat béninois et président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB). « Cette démission révèle qu'en Afrique du Sud, les institutions sont plus fortes que les hommes », a écrit le magistrat. En rapprochement avec le Bénin, Michel Adjaka explique que, en lieu et place de cet idéal porteur de développement, son pays a « des hommes puissants qui maltraitent et malmènent les institutions pour conforter leurs positions et soigner leurs intérêts ». « C'est pourquoi, conclura-t-il, le Bénin peine à trouver la voie du développement pour faire entendre sa voix dans le concert des nations prospères. »

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