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Burkina-Décès de Salif Diallo: Soro se sent libéré d’un poids moral

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Aug 21, 2017

En hommage à son homologue du Burkina-Faso, Salif Diallo, décédé ce samedi à Paris, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Soro Guillaume, a fait un post sur sa page facebook dans lequel il laisse transparaître l'image d'un homme triste mais libéré d'un poids moral.

Guillaume Soro, chef du parlement ivoirien

Guillaume Soro, le chef du parlement ivoirien, est attristé par la nouvelle du décès de son homologue burkinabé, Salif Diallo décédé samedi à Paris. Mais l’ex-chef rebelle se sent libéré d’un poids moral, celui de s’être réconcilié avec le président de l’Assemblée nationale du Burkina-Faso avec son décès. « Je viens d'apprendre la douloureuse nouvelle du décès de mon Ami et Frère Salif Diallo, Président de l'Assemblée Nationale du Burkina Faso. Malgré les péripéties parfois difficiles de nos relations politiques ces dernières années, Salif Diallo et moi nous étions parfaitement réconciliés avant cette décision du Destin », a écrit M. Soro sur sa page facebook. « C'est notre mérite commun d'avoir su nous transcender pour le bien commun de nos deux peuples et de notre sous-continent », a souligné l’ex-homme fort de Bouaké qui souhaite que la « terre nos ancêtres »  soit « légère à ce valeureux militant et cadre politique africain ». « Puisse le Pardon et la Réconciliation des Burkinabè s'accomplir comme nous le souhaitons pour la Côte d'Ivoire, afin que nos peuples épanouis affrontent victorieusement les défis du présent et du futur », a également prié Guillaume Soro.

Il faut rappeler qu’au lendemain du coup d’Etat manqué au pays des hommes intègres en septembre 2015, les relations entre Guillaume Soro et Salif Diallo étaient très tendues. Le pouvoir de Ouagadougou estimait, sur la base d’écoutes téléphoniques, que l’ancien homme fort de Bouaké  avait joué un rôle dans cette tentative manqué de déstabilisation du Burkina-Faso par le Général Gilbert Diendéré et ses hommes du RSP. Des poursuites à l’encontre du chef du parlement ivoirien avaient même été envisagées par Ouagadougou avant d’être gelées suite à l’implication du président Alassane Ouattara dans cette affaire.