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Bénin: Saturnin Azonkpin docteur en gestion de l’environnement avec une thèse sur le coton

Judicael Kpehoun
publié le Sep 26, 2019

Saturnin Azonkpin a été élevé, jeudi 19 septembre 2019, au grade de docteur en protection des végétaux et gestion de l’environnement à l’Université d’Abomey-Calavi. C’est à l’issue d’une soutenance de thèse portant sur le thème: Diagnostic des systèmes de culture du coton biologique et effets de bio-insecticides botaniques sur les ravageurs et prédateurs épigés associés au Bénin.

these doctorat Saturnin Azonkpin présente le résultat de ses recherches 

 

Comment améliorer le rendement de la culture de coton au Bénin ? C’est la problématique qui a fait objet de soutenance de thèse jeudi 19 septembre à l’Université d’Abomey-Calavi. Durant quarante-cinq minutes d’exposé, Saturnin Azonkpin, Chercheur au Centre de recherches agricoles-coton et fibres (CRA-CF/INRAB) a présenté le résultat de ses recherches sur le coton biologique cultivé au Bénin. Après examen du document de 277 pages, le jury présidé par Mansourou Mohamed Soumanou, professeur titulaire de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), a trouvé le sujet de l’impétrant «actuel, pertinent et original.» Après délibération, le jury lui a décerné la mention très honorable. Des conclusions tirées de son étude, il ressort que l’usage de trois litres du bio pesticide ‘’Top Bio’’ par hectare permet une augmentation réelle du rendement du coton biologique et de lutter efficacement contre les insectes nuisibles aux plantes de coton. Ces recherches ont été menées sur quatre années dans cinq zones du Bénin que sont Kandi, Glazoué, Banikoara, Ouassa-Péhunco et Sinendé.

Pour une révolution du coton

Interrogé à la fin de soutenance, Saturnin Azonkpin a estimé que très peu de recherches sont menées dans le sous-secteur du coton malgré l’importance que revêt cette culture pour l’économie béninoise. «Je me suis dit que les faibles rendements qu’on retrouve au niveau du coton biologique, de par les recherches nous pouvons élever ses rendements pour aider les agriculteurs surtout les femmes qui s’adonnent à cette production de coton biologique», justifie-t-il. Il ajoute que les résultats de cette étude vont permettre une révolution dans ce sous-secteur de l’agriculture.

Dans ses explications,  Daniel Chèpo Chougourou, professeur titulaire de l’UAC et encadreur de l’impétrant a évoqué la pertinence du sujet développé.  «C’est un thème d’actualité et original qui traite de l’étude diagnostic des systèmes de production en coton biologique », a souligné le professeur titulaire. Les producteurs de coton biologique, a-t-il fait savoir, avaient à leur disposition uniquement que ‘’l’agri- bio’’, mais aujourd’hui avec les innovations, on est en mesure d’aller à d’autres bio-pesticides dont le ‘’Top bio’’, une formulation à baume de noir de Cajou et une formulation à base des huiles de Thevetia.

Poursuivre les travaux !

«Le candidat ne doit pas s’arrêter à cette étape», recommande le président du jury, professeur Mansourou Mohamed Soumanou. «Il y a beaucoup de choses à fouiller et remuer en matière de coût, de dosage voire la qualité de ces insecticides dans la culture du coton biologique», a-t-il poursuivi. 

Né le 23 février 1980 à Yama dans la commune de Glazoué, Saturnin Azonkpin s’est engagé à l’Ecole doctorale pluridisciplinaire de l’UAC en 2014. Ceci, après l’obtention d’un Master II en sciences de l’environnement pour le développement durable au Centre inter-facultaire de Formation et de recherche en environnement et développement durable de l’Université d’Abomey-Calavi. Le désormais docteur est auteur de sept publications scientifique dans des revues cotées et plusieurs communications sur le plan national et international.