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Bénin/Eco-running 3: Cotonou déchargée de plus d’une tonne de déchets plastiques

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Sep 15, 2018

A l’occasion de l’édition 2018 de la World Clean up Day et dans le cadre de la 3ème édition de la marche course ''Eco-running'', de nombreux Cotonois, à l’initiative des salles de gym Flex Fitness et ''Sachet Héloué'', sont sortis dans plusieurs rues de Cotonou pour les débarrasser des déchets plastiques.

jose-tonato Le ministre José Tonato ramassant des sachets non biodégradables ce samedi 15 septembre 2018

Cotonou, une ville sans sachets plastiques. C’est le but visé par les salles de gym Flex Fitness et ''Sachet Héloué'' qui ont organisé ce samedi 15 septembre 2018, à l’occasion de l’édition 2018 de la World clean up Day, une marche/course ''Eco-running'' pour libérer les artères de la ville de Cotonou des déchets plastiques, notamment des sachets.

Cette marche/course est la troisième après les deux premières éditions organisées en juin et juillet 2018. Comme lors des précédentes éditions, de nombreux habitants de la capitale économique avec à leur tête le ministre béninois du Cadre de vie, José Tonato, ont répondu à l’appel de l’éco-activiste Sandra Idossou, initiatrice de la campagne ''Sachet Héloué''.

Sacs-poubelles en main, les habitants ont parcouru plusieurs artères et ont collecté bénévolement des dizaines de kilogrammes de sachets plastiques non biodégradables qui jonchent les rues de Cotonou. Au total, une tonne et deux cent soixante quatre kilogrammes de sachets plastiques ont été ramassés.

sachet Vue partielle des sacs remplis de sachets plastiques ramassés

Une quantité au dessus de l’objectif d’une tonne initialement fixé. De quoi ravir les organisateurs. « Nous sommes contents », s’est réjouie Sandra Idossou.

Amener les populations à ne plus jeter les sachets dans les rues

Si on peut se féliciter de la quantité de déchets plastiques ramassés, pour Sandra Idossou, ce n’est pas encore le bout du tunnel. « C’est bien de ramasser (les sachets Ndlr) mais il faut amener les populations à ne plus jeter sur les bords de route », a indiqué la jeune éco-activiste.

Pour ce faire, Sandra Idossou, mène des actions de sensibilisation auprès de la population sur les dangers du sachet plastique. Est-elle entendue ? « Les gens petit à petit comprennent », a répondu Sandra Idossou avant d’insister sur l’implication de tous pour rendre nos villes propres.

« La propreté de nos rues, c’est une affaire qui nous concerne tous. C’est facile de rester dans son canapé et de dire que la ville est sale. Mais quand on sort et qu’on se mouille la tenue et que pendant une heure, on ramasse des déchets plastiques, on se rend compte que nous avons tout intérêt à ne pas jeter », a lancé l’éco-activiste.

Le ministre du Cadre de vie ne dira pas moins. Il a également invité les populations à assainir au quotidien leur environnement. « Nettoyer devrait être comme respirer », a-t-il déclaré.