Conférence nationale : Talon évoque l’avenir du PLM Alédjo

Ozias Hounguè
publié le Feb 20, 2020

L’avenir de l’Hôtel PLM Alédjo, lieu de la conférence nationale de février 1990, a été abordé mercredi 19 février 2020 au cours de la causerie télévisée du président Patrice Talon. Au cours de l’entretien le Chef d’Etat a expliqué ce que son gouvernement entend faire de ce lieu qui rappelle le passé glorieux du peuple béninois.

hotel-plm-aledjo Hôtel PLM Alédjo

Quel sera l’avenir de l’hôtel PLM Alédjo ? La question était sur toutes les lèvres depuis plusieurs années. Dans la même logique, des organisations de la société civile continuent de se mobiliser pour rénover ce symbole de la naissance de la démocratie au Bénin. Mercredi 19 février 2020, le président Patrice Talon a levé tout équivoque sur l’avenir de ce lieu historique « Ma volonté, mon souhait, c’est que le PLM Alédjo, et le lac marin qui le jouxte, constituent un complexe balnéaire de développement touristique », a déclaré Patrice Talon. 

Pour le président béninois, la salle de conférence de l’hôtel PLM Alédjo qui a été le théâtre de la conférence nationale du 19 au 28 février 1990 constitue pour ceux qui l’ont vécu « un endroit mythique ».  Ce qui l’amène d’ailleurs à apporter des nuances. « Mais le mythe réel, et le patrimoine qu’il faut préserver, c’est le contenu de ce qui s’est passé lors de cette Conférence nationale », a expliqué Patrice Talon. Pour le Chef d’Etat, lorsqu’on évoque le souvenir de la Conférence nationale tous les Béninois ne voient véritablement pas l’hôtel PLM Alédjo comme « le symbole de cette mutation ».

« Notre Constitution, les textes qui sont issus de la Conférence nationale, constituent pour moi le symbole le plus fort, le souvenir le plus fort de ce que nous avons fait en 1990 », a soutenu le premier magistrat. La manière la plus noble de rendre service à la nation béninoise, argumente Patrice Talon, serait de transformer le PLM Alédjo en un « symbole de notre développement touristique, avec un complexe hôtelier extraordinaire (…) que de garder quelque chose en ruines ».

Le chef de l’Etat a également estimé qu’il ne serait pas pertinent de vouloir garder les lieux tels qu’ils étaient en février 1990.  « L’idéal serait que ce lieu soit également porteur de ce qu’a été la Conférence parce que c’était pour notre développement que nous avons fait cette Conférence. Alors, ce lieu sera effectivement, pour demain, la preuve que le développement qui a été évoqué, à l’occasion de la Conférence, est une réalité », a-t-il ajouté.

Mais le président de la République dit vouloir que tout ce qui se fera sur ce lieu historique « immortalise » le nom PML Alédjo.