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CRIET : le procès d’un ancien directeur général de la police renvoyé

Donald Kévin Gayet (Stag)
publié le Mar 31, 2020

Prévu pour se dérouler le vendredi 27 mars 2020 lors de l’audience criminelle de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET), le procès de l’ancien directeur général de la police nationale, Raymond Fadonougbo a été renvoyé à une session ultérieure. L’ex-DGPN est accusé de détournement de deniers publics en complicité avec un de ses anciens collaborateurs.

gilbert-togbonon Gilbert Togbonou, Procureur spécial de la CRIET

La Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) a renvoyé à une session ultérieure le procès de Raymond Fadonougbo, ancien directeur général de la police nationale. Selon La Nation, la Cour justifie ce renvoie par la non qualification du dossier de l’accusé pour le déroulement du procès. En plus, l’ex-DGPN, accusé de détournement de derniers publics, a également brillé par son absence à la barre le vendredi 27 mars 2020.

L’arrêt qui convoque le haut gradé de l’ex-police nationale devant la cour de céans ne lui a pas été notifié à son domicile comme l’exige le Code de procédure pénale sous prétexte du défaut de localisation de sa maison, rapporte le journal du service public.

Le ministère public représenté par Célestin Kponon, premier substitut du procureur spécial de la CRIET, a soulevé une défaillance dans l’exercice des fonctions de l’huissier de justice commis pour la tâche. Il a demandé un ajournement de son procès. Ce qui a été accordé par la Cour présidée par le magistrat Cyriaque Dossa.

L’ex-DGPN n’était pas le seul accusé dans l’affaire de détournement de 27,5 millions FCFA, une somme allouée courant 2001 à 2003, à l’Office central de répression de trafic illicite de drogue et précurseurs (OCERTID).

Il aurait comme complice le commissaire Benoît Toupé, ex-régisseur et comptable de l’ex-administration policière. Les deux hauts gradés ont été mis sous mandat de dépôt le 22 février 2006 avant de bénéficier d’une mesure de liberté provisoire en 2007.

Le commissaire Benoît Toupé était aussi absent à ce procès pour une raison valable, selon le ministère public. Il est décédé le 26 mars 2019. De ce fait, le représentant de l’Etat demande, conformément à l’article 7 du Code de procédure pénale, que l’action publique soit éteinte pour cause de décès de l’accusé Benoît Toupé.